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Interview d'Eric Gouin |
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"Grâce
à des échanges répétés entre la France et
la Roumanie, Pentalog High Tech n'a plus
de frontières : notre société dispose d'une
seule équipe, avec des compétences élargies
par la diversité culturelle et des savoirs."
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| Le
28 Août 2002 |
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Eric
Gouin est le directeur du projet The Port
et le responsable de l'agence Pentalog
High Tech de Brasov, en Roumanie.
Il veille à ce que l'ensemble des collaborateurs
de la société, basés en France et en Roumanie,
se rencontrent et correspondent régulièrement.
Il nous explique pourquoi Pentalog High
Tech privilégie cet axe de développement
des compétences et du tissu relationnel.
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Aleth D. :
Pourquoi développez-vous autant les échanges de
compétences et d'expériences entre les sites français
et roumain ? |
Eric
G.
: Nous
avons mis en place ce système d'échanges de collaborateurs
entre les différents sites de Pentalog High Tech
afin d'améliorer la cohésion des équipes et des
méthodes employées.
Les missions menées en France par mes collaborateurs
leur permettent de mieux appréhender les besoins
et les exigences de l'utilisateur final du logiciel
qu'ils développent. Ainsi, à leur retour de mission,
ils apportent un regard nouveau sur les développements
menés en Roumanie et sont plus conscients des enjeux.
Ils voient aussi dans leur mission en France d'autres
logiciels, d'autres manières de faire, d'autres
concepts, ce qui leur permet d'avoir une approche
plus globale du déroulement d'un projet et des problèmes
posés. Leur motivation et leur implication sont
renforcées par ce type d'expérience. Après un séjour
en France, ils reviennent toujours avec des souvenirs
intarissables : les fromages bien sûr, pour l'odeur,
les châteaux de la Loire, Paris...
En retour, les collaborateurs roumains apportent
à l'équipe française, par leur savoir-faire, des
connaissances pointues sur les développements internet.
De plus, des chats sont très régulièrement organisés
entre la France et la Roumanie pour débugger certaines
applications. Plusieurs collaborateurs français
prennent à Brasov une petite " retraite formatrice
" où ils profitent aussi bien de l'air vivifiant
de la montagne et que la gastronomie locale, qui
n'a rien à envier à la gastronomie française. |
Aleth D. :
L'objectif de Pentalog High Tech est de développer
auprès de tous ses collaborateurs leur connaissance
fonctionnelle des métiers des utilisateurs. Quels
sont les impacts sur la qualité des applications
développées ?
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Eric
G.
: La
qualité est d'autant plus appréciée par nos clients
que leurs utilisateurs se montrent rapidement satisfaits
lors des mises en production. Dès le départ, nos
collaborateurs roumains et français sont formés
pour s'adapter à tout contexte client et comprendre
leurs besoins fonctionnels. Ce qui est primordial
dans notre domaine, c'est d'être toujours au meilleur
niveau, aussi bien dans la maîtrise des langages
internet qu'en terme de veille technologique.
Les membres de mon équipe possèdent des caractéristiques
spécifiques. Leur curiosité et leur capacité d'adaptation
font qu'ils comprennent vite les enjeux et besoins
de nos clients. A partir de là, ils exercent avec
efficacité et rapidité leur art de développer les
applications dont ces derniers ont besoin.
Je prends pour exemple l'intranet de la Mairie d'Orléans,
où trois d'entre eux ont travaillé à le mettre en
place, à le maintenir et aussi à former des administrateurs
pour le maintenir. Dans ces conditions, il n'y a
plus de frontières, il n'y a plus qu'une seule équipe
avec des compétences élargies par la diversité culturelle
et des savoirs. |
Aleth D. :
Pensez-vous que la maîtrise de la langue française
soit un des atouts de votre équipe ? |
Eric
G . : Lorsque
nous avons mis en place l'agence roumaine, nous
nous sommes posés la question de langue dans laquelle
nous échangerions. Nous aurions pu parler en anglais,
comme tout le monde, parce que c'est la langue technique
officielle et que toute l'équipe roumaine la maîtrise
très bien. Mais nous avons fait le pari de la francophonie.
Tous nos développeurs ont été recrutés en tenant
compte de ce critère. Nous estimions que le contact
humain entre les différents collaborateurs de la
société, indépendamment de leur nationalité, s'en
trouverait enrichi. Ce pari, je crois que nous l'avons
réussi.
Il est vrai aussi que nous étions en terrain francophile
: pendant l'entre-deux guerres, Bucarest se faisait
appeler le " petit Paris ". Les échanges culturels
étaient intenses entre les deux pays. Et même durant
la période communiste, seule la langue de Voltaire,
langue occidentale, était autorisée à l'apprentissage
parmi le roumain et le russe.
Afin de perfectionner le vocabulaire, le débit et
l'accent, tous les collaborateurs de Brasov reçoivent,
à leur arrivée dans notre Business Unit Offshore,
des cours de français renforcé, tenant compte de
leur niveau initial. Ces cours sont principalement
axés sur la correction grammaticale. Quant à moi,
je m'occupe personnellement de leur apprendre le
français parlé, pour qu'ils ne soient pas en reste
dans une conversion argotique. |
Aleth D. : Comment
vos collaborateurs roumains sont-ils accueillis
en France ? |
Eric
G. :
Le plus normalement
et simplement possible. Nous ne sommes pas une agence
de voyage ou de réservation hôtelière. Les salariés
du site d'Orléans, qui concentre la majorité des
équipes projets, veillent à ce que leurs collègues
roumains soient accueillis au mieux, dans la tradition
française.
Ainsi, durant leurs quelques mois de séjour, ils
logent dans un appartement meublé, loué par la société,
où ils se sentent rapidement chez eux et trouvent
de nouveaux repères. Régulièrement, ils sont invités
aux soirées qui s'organisent chez les uns et les
autres, à des séances de cinéma, des spectacles,
des rencontres sportives, des visites touristiques
en région Centre ou à Paris, etc.
Un lien profond et une curiosité incroyable unissent
le peuple roumain à notre pays, même si la plupart
d'entre eux ne le connaissent exclusivement que
par les livres d'histoire et de géographie. L'opportunité
que nous leur offrons, de découvrir la France, sa
culture, son ouverture d'esprit et toutes ses réalités
(heureuses et malheureuses - hélas !) ne les déçoit
jamais ; bien au contraire.
A notre tour, lorsque nous accueillons nos collègues
français à Brasov, nous essayons aussi de privilégier
la proximité et la convivialité selon les traditions
roumaines. La simplicité dans l'accueil permet de
faire reposer les rapports humains sur des bases
saines et chaleureuses. |
| En
savoir plus : consultez
le CV d' Eric G. |
| Contact
: Hélène
Hemery |
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